Travaillons bien – Billet hebdomadaire de Kapitalium.

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Le lundi 22 août 2016 marque la rentrée économique en France.

Par rapport aux USA, à la Chine, à la Grande-Bretagne, à la Russie, à l’Inde et même à l’Allemagne, notre économie est en voie de marginalisation. Enfermés dans des idéologies du passé, nous sommes prisonniers d’un modèle d’assistanat qui handicape les initiatives en faveur de la création de richesses. L’assistanat a un coût, le taux de marge brute de nos PME est inférieur à 20%, ce n’est pas soutenable. Seules les entreprises qui parviennent structurellement à maîtriser leurs charges salariales peuvent espérer pouvoir rester en France. Notre système est uniquement financé par les actifs, il n’est même pas généreux puisque je vois des personnes tourner dans les rayons des supermarchés pour trouver des produits alimentaires « pas chers », d’autres se rendent à la fin des marchés pour récupérer des fruits et légumes invendables !

Je défends une autre organisation économique dans laquelle la liberté d’entreprendre autorise les réussites individuelles. Un pays dans lequel on gagne plus d’argent en travaillant qu’en restant chez soi « payé » par différents organismes collectifs, c’est-à-dire payé par les autres.

Une nation qui réfléchit encore en « mode industriel » alors que nous sommes à l’heure de la digitalisation, est perdue. Un exemple : les caissières vont disparaître dans les supermarchés (remplacées par les caisses automatiques), en revanche la livraison se développe et d’autres fonctions « supports à la clientèle » voient le jour, ce n’est pas plus mal tant des métiers d’hier étaient déplaisants. Notre compétitivité est faible, faire croire aux gens que nous pouvons être puissants dans le monde avec 35 heures par semaine et autant de vacances, c’est possible étant donné le faible niveau d’instruction économique des français. Pourtant le travail ne constitue pas un fromage divisible en parts égales, il s’agit d’additionner toutes les compétences pour produire en respectant les hommes et leur environnement. Dans l’histoire, le travail a permis l’augmentation de la durée de vie, et l’amélioration des conditions générales de l’existence.

La logique de flexibilité, contrairement à celle du partage, va permettre la naissance de nouveaux métiers et emplois dans un contexte de mutation économique rapide. Nous devons faire bouger les lignes, l’employeur doit pouvoir répondre à des impératifs économiques, par exemple l’un de mes associés a oeuvré ce week-end, et, à d’autres moments, il convient de ménager son corps ne serait-ce que pour être heureux et performants. En conclusion, la forme du travail change, les journées sont généralement moins rudes, les contraintes ne sont plus les mêmes, le travail et le bonheur se côtoient, alors ne divisons pas le bonheur : travaillons bien.

Laurent GUIBERT, Directeur-associé de Kapitalium, à Nice, le lundi 22 août 2016.

Les questions de l’été : Episode 7

Q7

Tous les jours, dans notre métier, nous entendons parler d’innovation, d’objet disruptif, de modèle économique novateur … Mais la bonne question à se poser est qu’est-ce que l’innovation ?

Est-ce que si je rajoute une lame à mon rasoir je suis innovant ? L’iPhone 7 est une innovation ou une amélioration ? Existe-t-il une différence entre amélioration et innovation ? Au travers de cet article j’ai vraiment envie de partager avec vous mon point de vue sur l’innovation.

Pour commencer, nous devrions déjà poser une définition simple et concise de l’innovation, et sur internet nous trouvons : « Intégrer le meilleur des connaissances dans un produit ou service qui permet d’aller plus loin dans la satisfaction des individus ».

Nous voyons donc dans cette définition que l’innovation ne correspond pas forcement à un objet (iPod, Casque de RV, … ) mais aussi à un service, ce que j’appellerais « l’innovation d’usage ». On peut aussi voir que le capital humain est très important car on parle d’y intégrer les meilleures connaissances, l’innovation est donc le fruit de nombreuses recherches ou au moins une bonne idée.

Je vais vous partager deux exemples d’innovation très simples et qui ont pourtant changé la vie de millions de personnes à travers le monde.

– Si je vous parle d’une feuille de petite taille jaune, rectangulaire ou carrée, avec de la colle qui ne colle pas et que l’on trouve sur tous les bureaux et frigo. Vous avez trouvé ? C’est bien entendu le Post-It créé en 1980 par la société 3M suite à un recyclage d’anciennes étiquettes dont la colle était défectueuse.

– Si maintenant je vous parle de cristal, bille et d’encre qui ne sèche pas ? Je parle bien entendu du stylo Cristal BIC (je vous conseille d’aller voir l’histoire, en suivant ce lien Le Bic Cristal, l’histoire du célèbre stylo !) dont la naissance a changé la vie de beaucoup de monde. D’ailleurs, le premier gros client de M. BIC fut l’armée américaine qui trouvait que cela était bien plus pratique que la plume sur les champs de bataille ou en condition difficile. Avec ce nouveau stylo, nous pouvons écrire dans n’importe quelle position.

Pour revenir sur l’Innovation / Amélioration, nous devons distinguer deux types d’innovation :

– L’innovation de rupture qui fait table rase de l’existant pour le remplacer par quelque chose de nouveau et qui modifie les condition d’utilisation des gens. Par exemple, nous pouvons parler du passage de la cassette VHS au CD (DVD, BLURAY …)

– L’innovation incrémentale qui, elle, ne bouleverse pas les conditions d’usage et l’état de la technique, mais y apporte une amélioration sensible. Par exemple la succession d’iPhone ou de Samsung Galaxy tous les ans.

D’un point de vue immatériel, j’ai en tête deux types d’innovations :

– L’innovation d’usage, qui va changer, très souvent, notre manière de consommer. Par exemple, la naissance récente de la livraison à domicile de type Delivroo, Foodora, ou encore la star UBER qui nous transporte dans toutes les grandes villes du monde.

– L’innovation sociale, qui correspond à de nouvelles pratiques ou expérimentations en matière de service public ou d’action sociale. Par exemple, les congés payés, le guichet administratif unique ou les efforts en faveur des publics handicapés.

Pour finir, il est important de mesurer l’impact de l’innovation sur notre société, car d’un point de vue économique l’innovation à deux visages. D’un côté, après une innovation majeure nous pouvons voir d’autres innovations qui suivent, ce qui implique de la création de richesse et de la création d’emplois. D’un autre côté, s’en suit une phase de dépression où les innovations chassent les entreprises « dépassées » en provoquant de la destruction d’emplois. D’où l’expression de la « destruction créatrice » qui se rapproche en biologie de la sélection naturelle ou seuls les plus forts et plus adaptés survivent.

La rentrée approche et j’attends toujours qu’un éminent innovateur trouve le moyen d’arrêter le temps et nous permettent de profiter encore quelque temps des chaleurs d’été et des apéritifs en terrasse avec nos amis. Message à tous les mordus d’innovation, nous vous aimons et nous avons besoin de vous. Bonne fin d’été.

Thomas Gay-Casaburi, Consultant Associé de Kapitalium, à Nice le 15 août 2016.

Les questions de l’été : Episode 6

Q6

Le regard sur les dirigeants d’entreprises, dans notre pays, est régulièrement négatif : le requin individualiste qui détruit tout sur son passage pour gagner un tas de fric, qui roule en Jaguar, qui fume le cigare, qui boit du whisky dans son bureau avec ses maîtresses, voilà le portrait médiatique délivré par certains envieux qui dénoncent la réussite des autres et la culture de l’effort.

Pourtant, on ne compte plus le nombre de businessmen qui s’engagent, parfois via de généreuses fondations, au profit d’actions de bienfaisance.

Chez Kapitalium, à partir du 1er janvier 2017, chaque salarié pourra, s’il le souhaite, engager une semaine par an de son temps de travail au bénéfice d’une association reconnue d’utilité publique. Pourquoi ? Il s’agit d’abord, de consacrer une partie de son temps de vie à une action positive. Personnellement, en 2017, j’aimerais aller aider pendant quelques jours un refuge d’animaux ; lier ainsi l’utile à l’agréable. Pour 2018, j’envisage de poser ma candidature dans une association impliquée dans l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Les sujets ne manquent pas.

Donner, c’est toujours recevoir un peu.

Nous pensons que les bonnes pratiques en entreprises doivent se démocratiser, construire un monde meilleur passe par nous d’abord, par les autres ensuite.

Ce n’est pas grand-chose, ce ne sera jamais assez, mais ensuite, après des moments de décrochage vers d’autres horizons, le retour aux affaires sera forcément riche d’une expérience originale qui en plus aura profité aux vivants. Après tout, ce n’est pas moins intéressant que de partir à la chasse aux Pokémon, non ?

Je souhaite d’ailleurs que le législateur prenne des dispositions pour favoriser l’engagement éthique des entreprises et de leurs salariés au service d’actions positives.

Certains diront que ce n’est pas le rôle des sociétés privées. Nous ouvrons le débat. Qu’en pensez-vous ?

Laurent Guibert, Directeur-associé de Kapitalium, à Nice, le lundi 8 août 2016.

Les questions de l’été – Episode 5

Q5

Nous sommes dans un pays où la haute fonction publique dispose d’une école spécifique. Pour l’élite de l’entrepreneuriat, pas grand-chose en termes de formation, peut-être l’INSEAD.

Le portrait-robot du chef d’entreprise n’est pas facile à dessiner, la population des dirigeants de PME demeure protéiforme. L’exigence des autres vis-à-vis d’un leader reste sans limite, aucune. Il doit être un excellent manager, un vrai commercial, un technicien crédible, disposer de solides notions juridiques, avoir un vernis de compétences comptables, savoir communiquer et même pouvoir se transformer pour quelques heures en assistant social ! Existe-t-il un cursus idéal pour satisfaire l’ensemble de ces attentes, je crains que non. Et pourtant, à lire la liste non exhaustive que je viens d’écrire, mieux vaut être bien formé ou au moins très entouré. En observant mes clients, généralement des personnalités extraordinaires, ces talents que je conseille, sortent rarement des filières de prestige. Ils sont toujours pragmatiques, ils sont souvent opportunistes dans le bon sens du mot, ils savent s’adapter, leur curiosité et leur courage les ont aidés à progresser, ils ont la capacité à sortir des chemins tracés à l’avance pour emprunter les routes du succès dans le business. Tout n’est pas dans les livres, encore moins dans la tête des enseignants d’aujourd’hui, totalement déconnectés du monde de l’entreprise. Je n’ai d’ailleurs jamais vu un fonds d’investissement demander à un entrepreneur de bien vouloir lui remettre un diplôme, le savoir-faire ne se décrète pas, il se prouve, par l’expérience.

Je dois néanmoins modérer ma détestation du système scolaire français parce que je connais des ingénieurs qui sont devenus, par leur démarche vers l’innovation, des génies de la création de richesses. Je connais aussi des énergies commerciales devenues de véritables « boss stratèges ». Autre cas, pour prétendre partir à la conquête de marchés internationaux, mieux vaut savoir parler anglais et une troisième langue.

Entreprendre, cela passe par un tempérament. Dans ma génération, mes potes voulaient tous devenir fonctionnaires. Personnellement, je suis parti vers la banque parce que j’adore les sciences économiques puis j’en suis sorti pour connaître l’aventure et retrouver une forme de liberté qui favorise le bonheur. Cela écrit, je pense que la France manque d’une grande université exclusivement dédiée à préparer les champions de demain en entreprises. Nous devons rompre avec le jeûne de la formation des patrons, par exemple en ouvrant cette grande université aux militants et aux acteurs de la nouvelle économie, celle qui fait vivre l’ensemble du collectif en constituant de la valeur avec la collaboration des employés producteurs de produits et de services. Je ne crois pas que la cohorte d’inspecteurs de l’Education Nationale qui n’a jamais vu l’ombre d’une TPE, qui hait la réussite des autres, qui méprise les autodidactes, puisse prétendre accompagner la révolution économique qui nécessite de nouvelles formations, plus adaptées à l’industrie moderne et au secteur des services à l’heure de l’ubérisation et du digital. Nous vivons une époque intellectuellement intéressante parce que complexe et rapide, nous avons le devoir de l’aborder autrement, avec des dirigeants issus des meilleurs rangs, avec des têtes bien faites, pas seulement pleines d’autant qu’Einstein a dit que cela semblait impossible jusqu’au moment où un imbécile prouva le contraire. L’école doit, elle aussi, innover et nous livrer des jeunes qui ont l’esprit d’entreprise. Je me souviens d’un enseignant, Christian Malécot, qui avait emmené ma classe au Palais Brongniart, cette journée fut pour moi une révélation, je n’avais pas osé le dire afin de ne par paraître prétentieux, pourtant c’est certainement ce jour-là que mon envie de travailler à la Bourse est née.

Sans le savoir, les animateurs du Centre de Formation de la Profession Bancaire, puis ceux de l’Institut de Formation Bancaire, m’ont transmis des techniques qui m’aident dans mon rôle actuel. Donc ma réponse aux jeunes qui ont pour projet de se lancer un jour sur la voie de l’entrepreneuriat, c’est d’apprendre, d’apprendre et d’apprendre, pas seulement sur les bancs des classes, toute leur vie. La famille, l’école et l’entreprise, je leur dois tout.

Laurent Guibert, Directeur-associé de Kapitalium, à Nice, le lundi 1er août 2016.

Les questions de l’été – Episode 4

Q4

Un dirigeant d’entreprise peut-il prendre des vacances ?

Un entrepreneur n’est pas une machine, il a besoin de souffler. Une période de repos correspond à une prise de recul qui permet souvent de revenir en meilleure forme. En plus, l’absence d’un leader, c’est l’occasion pour les autres de s’élever davantage encore. Preuve aussi que l’indispensable n’existe pas. Les meilleurs patrons, observez-les bien, s’accordent souvent du temps libre pour une voire plusieurs passions. Ajoutons également que la coupure professionnelle n’est plus la même qu’avant, la présence peut être partielle, merci le téléphone portable et Skype ! Les congés ont eux-aussi changé de nature, le temps des cinq semaines (ou quatre plus une pour Noël) semble révolu.

Mais…. D’abord, cette période estivale reste, pour certains métiers, incontournable, la pause se fera à un autre moment, parfois en hiver loin de nos latitudes. D’autres, qui dirigent de jeunes pousses, ne peuvent pas se permettre de partir. En temps de crise, je connais des chefs d’entreprise qui ne ferment pas, pour récupérer la perte d’exploitation du reste de l’année. Et puis, en fonction de l’organisation de la chaîne décisionnelle, dans certaines sociétés, une pièce manquante est susceptible de créer un effet domino négatif. Le Général peut également choisir de se sacrifier pour le bien de ses soldats, ce n’est pas interdit.

La vérité sur cette question, chacun a la sienne. Personnellement, j’habite à Nice, donc je suis un peu en vacances toute l’année, de mon bureau, j’aperçois la grande bleue. Cette année, je m’autorise quelques pauses, quelques journées plus légères ; Je dois être honnête, mon métier est aussi l’une de mes passions, mon rapport au travail est un peu spécial.

Je termine ce billet avec un chat, celui de Philippe GELUCK, qui a prononcé (il parle celui-là) la phrase suivante :  « Quand je vois le nombre de gens qui partent avec leur sans-fil, je me dis que s’il y avait des fils, nous n’aurions pas fini de défaire les nœuds ! ».

Laurent Guibert, Directeur-associé de Kapitalium, à Nice, le lundi 25 juillet 2016.

 

vacance

Les questions de l’été – Episode 3

Q3

Les questions de l’été : Suis-je fait pour être entrepreneur ?

Pour faire suite aux questions que l’on nous pose souvent, j’aimerais faire un point sur la plus importante de celles-ci.

En effet, normalement la première question que se pose ou devrait se poser un aspirant entrepreneur est : Suis-je fait pour être entrepreneur ?

Pourtant en réfléchissant bien c’est en répondant à d’autres questions que l’on peut répondre à la précédente.

1. Quels sont mes atouts et mes faiblesses ? 

Avant même de vouloir se lancer dans la grande aventure, il est important de faire un bilan personnel. Quelles sont mes réelles motivations ? Ai-je le savoir-faire ? Saurais-je convaincre ? Suis-je un bon gestionnaire ?

Une fois cette analyse faite, il faut faire le bilan et voir si vous avez déceler des manques. Si c’est le cas, le propre d’un chef d’entreprise est de savoir s’entourer, mais nous en parlerons plus tard.

2. Ma situation financière est-elle adéquate ? 

La première année de la création d’entreprise est sacrificielle en termes de rémunération. En effet, vous ne pourrez sans doute pas vous rémunérer, et il faut bien l’anticiper car sans manger, un bon entrepreneur ne pourra pas porter son entreprise. Petit conseil, si vous êtes encore chez vos parents, c’est le moment d’y rester un peu plus.

Il est important de le noter car même dans l’histoire de la création de Kapitalium, les fondateurs ne se sont pas rémunérés pendant les 12 premiers mois.

De plus, face aux premières charges de l’entreprise, pourrez-vous subvenir aux besoins de votre nouveau « bébé » ?

3. Dois-je m’associer ?

Les jeunes entreprises se créent souvent à plusieurs mais est-ce la bonne solution ? Afin de répondre à cette question, il faut avoir terminé de répondre à la question 1 : quelles sont mes faiblesses ?

Je le disais plus haut, un chef d’entreprise doit savoir s’entourer, mais attention pas avec n’importe qui. Les associations entre personnes sont complexes et doivent répondre à plusieurs critères :

  • Vision de l’entreprise,
  • Etre en phase pour le développement futur,
  • Définition de la place de chacun,
  • Qui prend les décisions ?
  •  Quel est le degré d’engagement de chacun (temps et argent) ?

4. Dois-je parler de mon projet autour de moi ?

C’est le grand dilemme de l’entrepreneur qui a trouvé l’idée du siècle, il vit dans la peur qu’on lui pique son idée. Pourtant, la force et l’énergie nécessaires pour passer de l’idée au produit est telle que peu de personnes autour de vous (déjà bien installées dans leur situation professionnelle) prendront le risque de tout quitter pour vous voler votre idée.

Au contraire, parler de votre projet à des personnes expérimentées, permet de le confronter à différentes visions et de ce fait de se remettre en question.

5. Dois-je me faire accompagner ? 

L’accompagnement est aujourd’hui un nouveau métier qui rend bien des services. Surplombant les CCI ou les CMA, les incubateurs sont un vrai moteur pour toutes les jeunes entreprises. Je ne vois pas pourquoi il faudrait s’en priver, de plus, ils ouvrent la voie à des financements et même encore mieux à des opportunités de business.

6. Comment me faire remarquer ? 

Aujourd’hui, nous voyons de plus en plus fleurir des concours pour jeunes entreprises qui offrent une vision médiatique ainsi, parfois, quelques cadeaux pécuniaires.

Mais attention, on se prend vite au jeu et il ne faut pas tomber dans le schéma de la bête de concours qui gagne des prix mais ne vend pas les produits de sa société. Je préfère insister sur ce sujet car je l’ai déjà vu plusieurs fois.

7. Faut-il être professionnel ? 

C’est une fausse question. Juste pour vous tester. Bien sûr qu’il faut l’être !

8. Faut-il y aller au culot ? 

Prenez les devants ! Repérez les médias qui vous intéressent et qui peuvent vous aider en fonction de votre activité. Trouvez le bon journaliste et frappez à sa porte. N’hésitez pas à contacter des entrepreneurs qui pourraient vous ouvrir leur réseau. Inscrivez-vous dans des clubs de créateurs d’entreprise.

9. Suis-je résistant à la frustration ? 

Et oui la vie d’entrepreneur, c’est la liberté, plus de patron (juste ses clients), être maître de son propre destin. Pourtant même si l’aventure est belle, elle réserve quelques belles claques. Il y aura des hauts et des bas, quelques mauvaises nouvelles et un peu de fatigue pourront vous démotiver. Mais croyez-en votre projet et ne baissez pas les bras !

La meilleure des forces vous vient de votre entourage, famille, amis, associés.

10. Suis-je prêt à l’échec ? 

50% des nouvelles entreprises sont toujours vivantes au bout de 5 ans, c’est bien mais cela veut aussi dire que 50% d’entre-elles n’existent plus. Face à ce constat, il faut se préparer à échouer et chercher dans cette échec le positif qui vous permettra de rebondir. Surtout que l’esprit d’entrepreneur est une qualité très recherchée chez les recruteurs.


Pour finir, j’espère que vous aurez pris plaisir à lire ces quelques lignes qui parlent d’un sujet qui me passionne. Nous, accompagnateurs d’histoires d’entreprises, d’histoires d’Hommes, nous serons toujours là pour répondre à vos questions et vous accompagner vers la bonne décision.

Profitez de votre été, la rentrée est pleine de promesse !

Thomas GAY-CASABURI, Consultant associé KAPITALIUM, à Nice, le 18 juillet 2016.

Les questions de l’été – Episode 2

Q2

Faut-il aller travailler hors de France ? 

Pour

  1. Notre pays est magnifique, il occupe une place particulière dans le monde, la qualité de vie en France constitue une référence.
  2. Nos ingénieurs sont parmi les meilleurs de la planète.
  3. Nos commerciaux sont vraiment costauds.
  4. Les réseaux (fibres optiques par exemple) sont réellement de qualité.
  5. En TGV, Aix-en-Provence est à 3 heures de Paris, Bordeaux est bientôt à 02h05 ou encore à Strasbourg est à 01h50.
  6. Le CIR est un réel soutien aux démarches innovantes.
  7. Ceux qui la quittent, y reviennent tôt ou tard.
  8. L’assurance-maladie couvre une grande partie des frais de santé.

Contre

  1. Le niveau des impôts, charges sociales et taxes est élevé.
  2. Les entrepreneurs sont vus comme des voyous quand ils réussissent et comme des imbéciles lorsqu’ils rencontrent un échec.
  3. Le culte du diplôme tue les profils atypiques et passionnés.
  4. L’industrie est asphyxiée par une concurrence déloyale.
  5. La curiosité de travailler autrement.
  6. L’administration française est contraignante.
  7. Le travail paye davantage dans d’autres contrées.
  8. Le capital-amorçage pour les start-ups se situe à un niveau proche de la nullité. Imaginez un pays qui aime les enfants, les adolescents, les adultes et les séniors et qui tue les bébés. C’est exactement ce que nous faisons avec les entreprises.

Nous vous livrons aussi la (petite) phrase de la semaine : « La Côte d’azur est la serre où poussent les racines. Paris est la boutique où on vend les fleurs ».

A la semaine prochaine, avec quelques réponses à une troisième question : Suis-je fait pour être entrepreneur ?

Laurent Guibert, Directeur-associé de Kapitalium, à Nice, le lundi 11 juillet 2016.

Flash Special – Green Planet Architects

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La start-up GREEN PLANET ARCHITECTS, plateforme mondiale de rassemblement et d’échanges des architectes experts en éco-construction, intègre l’accélérateur de la principale banque de la République Dominicaine, BANRESERVAS.

La société KAPITALIUM est fière de conseiller cette entreprise environnementale. La force du concept de Green Planet Architects a un égal, l’utilité publique de sa démarche pour promouvoir l’usage des GreenTech dans le secteur du bâtiment.

Nous vous invitons à visiter le site des architectes verts.

Vous pouvez aussi retrouver Green Planet Architects sur Facebook et Twitter.

 

Sincères condoléances.

Les3178937-4545906 consultants de la société KAPITALIUM, très attristés par la disparition de Jean-Louis COURLEUX, adressent à sa famille et à ses amis leurs affectueuses pensées.

Nous l’avions rencontré à plusieurs reprises lors des Matinales Economiques de la Métropole Nice Côte d’Azur et avions apprécié  les qualités professionnelles et humaines de ce journaliste.