Le goût de la vanille !

La vanille, ce mot sonne bien aux oreilles des gourmets…. mais aussi à celles des économistes.
Il faut savoir que la vanille est liée, dès sa découverte, au chocolat. En effet, les Mayas et les Aztèques agrémentaient de vanille une boisson à base de cacao. Les mexicains détenaient le monopole de la production, ce n’est qu’en 1880 que les planteurs réunionnais ont introduit la culture de la vanille à Madagascar, pays qui, aujourd’hui, représente à lui seul plus de 60% de la production mondiale. L’Indonésie prend une part de plus en plus importante dans le commerce de cette épice. La production annuelle de vanille est proche de 3000 tonnes.
En 2014, sur le marché BtoB, en prix de gros, le kilo de vanille se négociait autour de 60$ le kilo, en 2015  135$ le kilo, en 2016 220$ le kilo. Tout est dit. Pour des raisons de techniques agricoles et de climat, le potentiel de production est limité. En revanche, la demande explose, elle provient principalement des industries du secteur alimentaire, des grandes maisons de parfumerie et … des fabricants de médicaments.

Madagascar a, ces derniers mois, diminué la mise sur le marché de gousses afin de mettre un stop à un début de crise, en économie, toutes les bulles finissent toujours par exploser.
Coca-Cola, Nestlé et Unilever sont les trois plus grands « consommateurs ». Les artisans chocolatiers et glaciers, les cuisiniers et les pâtissiers savent particulièrement bien travailler ce produit. Dans le domaine cosmétique, nous retrouvons souvent de la vanille dans les parfums, les produits de soins et les diffuseurs d’odeurs. La vanille est également utilisée pour la teinture. Enfin, les médecins lui prêtent des qualités dans le cadre du combat contre la dépression, l’hystérie, les douleurs musculaires ou encore les rhumatismes.
Unknown
En analysant l’évolution des prix de ces dernières années, les capacités de production et les caractéristiques de la demande, nous pourrions, sans crainte, parier et conseiller l’investissement sur la vanille. Sauf qu’il existe une sérieuse objection à cette option : les arômes industriels. L’usage de la vanilline de synthèse, issue de l’eugénol, lui-même extrait des clous de girofle, procédé récent (découvert en 1874), représente déjà un commerce annuel de plus de 15000 tonnes. A partir de résidus de papier, de curcuma ou de pulpes de betteraves, les techniciens parviennent à obtenir des arômes artificiels aux « qualités » étonnantes. Avec un peu de marketing, notamment une illustration (sur les emballages) proche d’une jonquille, le tour est joué, le client ne sait plus très bien ce qu’il consomme.
Nous conseillons donc aux financiers de rester à l’écart de ce marché exotique, notre avis à destination des gourmands est très différent… parce qu’il faut bien le reconnaître, la vanille naturelle nous fait voyager.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s