LE FRIC, C’EST CHIC ! – Billet Hebdomadaire Kapitalium

En ce lundi, nous avons eu envie d’aborder un thème souvent étudié d’un point de vue généraliste mais plus rarement dans le cadre de l’entreprise : LE RAPPORT À L’ARGENT.

Ce point est d’autant plus important que, dans mon métier, nous traitons principalement de problématique autour de l’argent. Et cette composante est encore plus importante que, très souvent, nous faisons passer nos clients d’un statut de demandeur d’argent à un possesseur de grosses sommes d’argent.

J’aimerais poser mon regard sur plusieurs types de situations que l’on rencontre dans les entreprises et mettre en avant que le rapport à l’argent est un élément majeur au bon fonctionnement de l’entreprise.

Dans un premier cas, ce qui m’intéresse est le statut qu’apporte l’argent. Généralement un Homme dit « Riche » se positionne comme un Homme fort et nous voyons l’inverse pour une personne en manque d’argent. Dans l’entreprise, nous voyons exactement la même chose : du jour au lendemain, après des mois d’opérations financières compliquées, un entrepreneur devient un Homme fort. A ce moment, nous voyons deux types de réaction, la première est une constance dans le rapport à l’argent, une attitude préventive, précautionneuse et vertueuse pour l’entreprise. Dans un second cas, heureusement moins répandu, la souffrance du manque d’argent transforme notre chef d’entreprise en une personne que nous n’avions pas connue, s’en suivent des dépenses qui mettent en danger l’entreprise, ainsi qu’une dégradation des relations avec ses partenaires.

Le point qui me semble important est le rapport à l’argent de l’intégralité du personnel de l’entreprise. Le rapport à l’argent est vécu très différemment en fonction de l’appartenance de cet argent : nous voulons mettre ici en avant que, d’un point vue idéologique, l’argent de l’entreprise appartient au PDG et aux actionnaires et non pas aux salariés. Dans ce cas, deux types de comportements s’affrontent : notre PDG qui est le responsable moral de l’entreprise et qui se doit d’obtenir la meilleure rentabilité pour son entreprise. Ce type de comportement pousse les gestionnaires à mettre en place des systèmes économiques restrictifs qui froissent nos salariés. C’est ainsi que nous abordons le deuxième comportement typique du salarié : celui-ci, suivant son grade, est en position de prendre des décisions qui impliquent des dépenses pour l’entreprise et nous voyons souvent que la parcimonie décisionnelle qu’il adopte habituellement pour son foyer n’est ici pas respectée. Ce comportement est tout simplement dû à l’appartenance de cet argent, l’Homme est toujours plus enclin à dépenser l’argent des autres que le sien.

La solution que nous avons adoptée chez Kapitalium est radicalement différente. En effet, toute l’équipe est fortement intéressée au capital de la société ce qui fédère l’ensemble du groupe autour des décisions économiques. Pourquoi me ferais-je des notes de frais exorbitantes alors que je pourrais mettre mon emploi en danger ?

Comme vu dans notre dernier article, l’intéressement des salariés au sein des entreprises est une alternative efficace pour régler ce genre de problème.

Troisième cas que je rencontre très souvent dans ma profession est la notion de valorisation. En effet, au delà de l’argent physique, la valorisation d’une œuvre d’art ou d’une société est une chose qui peut être très subjective et qui prend en compte l’affect de l’Homme. Dans mon métier, nous voyons très clairement deux cas de figure : la valorisation chiffrée et la valorisation estimée.

Pour les grandes et moyennes entreprises ayant déjà un vécu économique, nous utilisons des méthodes de valorisation chiffrées : Méthode des DCF (Discounter Cash Flow) et la Méthode des comparables. Ces méthodes ne font pas entrer l’affect du dirigeant elle se basent sur de l’existant et efface toute envie de surévaluer son entreprise.

Pour les plus petites entreprises en croissance et les startups, nous utilisons la méthode des Goods Wills (ou survaleurs). Cette méthode demande des précautions car nous devons en accord avec le dirigeant chiffrer les innovations, les hommes, les propriétés intellectuelles, le poste clients etc. C’est à ce moment que tout se complique car, par expérience, je n’ai jamais rencontré d’entrepreneur dévaluer sont entreprise mais plutôt le contraire, on arrive très vite à des valorisations exorbitantes inadaptées au monde du capital risque français et européen. Je plaide coupable pour eux, aujourd’hui nous ne parlons dans les médias que de levées de fonds records aux USA avec des valorisations dépassant souvent le milliard de dollars.

Pour revenir au sujet, nous voyons bien que la valorisation d’une société confère au dirigeant un statut, c’est un exercice difficile de pouvoir regarder sa propre société sans y mettre de l’affect. Un passionné est imbattable, c’est la toute notre mission, une mission de conseils et de psychologie d’entreprise afin d’accompagner l’entrepreneur vers la réalité du marché financier.

Chez Kapitalium nous portons énormément d’attention aux dirigeants et à leur rapport à l’argent, nous devons être surs que nos partenaires financiers ne se retrouvent pas avec un entrepreneur ingérable face à l’abondance d’argent, la perte d’argent ou la simple gestion de l’argent.

Pour finir, même si Paul-Jean TOULET dit que « L’argent est une troisième main », il faut savoir la manier avec parcimonie et droiture.

Thomas Gay-Casaburi, Consultant Associé KAPITALIUM, à Nice le 4 avril 2016.

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