Pas merci pour ce moment. – Billet hebdomadaire de Kapitalium.

Monsieur Bricolage, voilà le titre d’un journal pour qualifier le Président de la République. Je suis un chef d’entreprise engagé, j’assume ce statut, je crains que ce qualificatif insulte la fonction mais pas l’homme qui ne s’est jamais élevé au rang de chef d’Etat.

Un chef d’Etat, même équipé d’une boîte à outils, se poserait plusieurs questions et tenterait d’apporter des solutions. Une croissance économique nulle, des dettes et des déficits publics abyssaux, un fort déséquilibre des échanges commerciaux (avec des secteurs agricoles et industriels en déclin ce n’est pas étonnant), un nombre de chômeurs qui bat des records, un pouvoir d’achat manifestement en baisse, des délocalisations de talents en pagaille, un coût du travail qui décourage, des impôts qui asphyxient l’entrepreneuriat, des investissements productifs à l’arrêt, des financements bancaires de plus en plus difficiles à obtenir pour les PME, voilà la France économique de 2016, un pays de rentiers qui sanctionne les forces vives. Un pays où la pauvreté est une réalité, il suffit d’observer le nombre de personnes qui dorment dans les rues, dans l’indifférence la plus totale aussi. Comme quoi, derrière les 35 heures, la retraite à 62 ans ou encore l’épais droit du Travail, se cache le pire, un système qui produit de la misère humaine.

Oui, nous sommes devenus des agents payeurs. Le taux de l’IS (33%) n’est pas raisonnable. L’assurance maladie, la contribution sociale autonomie, le prélèvement pour les accidents du travail, les allocations familiales, la vieillesse, le Fonds National d’Aide au Logement, la taxe d’apprentissage, le chômage, la CSG le tout pour plus de 50% du salaire ! Si nous ajoutons la Contribution Foncière des Entreprises, nous dépassons 87% de ponctions.

Oui, il convient de contribuer à la vie de la collectivité mais plus de 87% des richesses produites prélevées, c’est trop. Sans ajouter qu’ensuite la consommation des salariés sera taxée à 20%, que l’impôt sur le revenu des personnes physiques reste lourd pour les travailleurs. Quant au CICE, c’est une usine à gaz administrative. Certaines PME vont attendre trois ans pour récupérer les sommes trop perçues par l’Etat. Le MEDEF et la CGPME représentent qui ? Une minorité de dirigeants.

A l’heure où certains candidats se déclarent pour occuper les plus hautes fonctions républicaines, je souhaite attirer leur attention sur la plus forte souffrance au travail, celle de ceux qui transpirent et à qui on laisse quelques miettes pour défendre un « modèle social » qui tourne à l’assistanat pour des profiteurs et à la sanction pour les courageux. Un ami haut fonctionnaire m’invitait cordialement à taire ma colère (les PME peuvent être plus facilement sanctionnées pour une broutille que les politiciens véreux qui détiennent des comptes en Suisse ou bien des propriétés privées à Miami achetées avec des dessous de table, sans parler des lingots d’or déposés au Luxembourg), et bien vous l’avez compris, jamais, quel qu’en soit le prix, je n’accepterais de m’abaisser au niveau des incompétents qui nous conduisent dans le mur. Quelles ont été les actions des gouvernants en faveur de l’entreprise ces derniers mois ? Quelle a été l’utilité du MEDEF et de la CGPME ces derniers mois pour les TPE ? Que vont faire les candidats pour ceux qui travaillent ? Nous publierons leurs réponses, affaire à suivre…..

 

Laurent GUIBERT, Directeur-Associé de KAPITALIUM, à Nice le lundi 22 février 2016.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s