L’ubérisation de l’économie.- Billet hebdomadaire de Kapitalium.

A l’ère de l’économie numérique et des nouveaux modes de consommation, des métiers vivent un bouleversement voire une révolution sans précédent.

Le sujet des taxis est connu de tous. La « plateforme » va bien au-delà de ce seul cas, aujourd’hui, elle concurrence les artisans, les métiers des services à la personne, le secteur tertiaire qui travaille auprès des entreprises, les commerciaux et même quelques professions réglementées.

Les exemples ne manquent pas. Les artisans, pour capter de la clientèle, sont de plus en plus présents sur des sites tels que HELLOARTISAN, HELLO CASA ou encore MES DEPANNEURS. Via HELPING, nous pouvons recruter une aide-ménagère, quant à POPMYDAY ou YOOBO, ils connectent les professionnels de la beauté avec les particuliers. Sur VIADEO-FREELANCE, les commerciaux, les comptables, les designers, les ingénieurs et même les formateurs postulent directement à partir des offres de missions publiées. Les auteurs, les traducteurs et les correcteurs font de plus en plus appel à UPWORK et à TEXTMASTER. Pour trouver un ingénieur expert d’un sujet, les PME utilisent PRESANS, l’externalisation de fonctions techniques est en marche. Sur JURITRAVAIL, les juristes se présentent pour être contactés par leurs clients, force est de constater la dématérialisation du cabinet d’avocats. Combien d’enseignants complètent leurs revenus en proposant leurs services sur SUPERPROF (http://www.superprof.fr) et PROXIPROF ? La liste est longue, aucun métier ne résiste, même l’ubérisation de l’économie de la santé est engagée. Dans la Finance, l’exemple de KISSKISSBANKBANK est éloquent, et pour finir, dans le tourisme AIRBNB a fait la preuve de son concept dans le monde entier. Dans la restauration, nous pouvons parler de choc culturel, les restaurants modernes sont des start-ups de livraison de repas ! Chez KAPITALIUM, notre force commerciale est aujourd’hui assise sur notre réseau et notre réputation, dès demain nous devrons proposer nos conseils en ligne.

Pourquoi cette évolution ? N’oublions pas que le marché finit toujours par avoir raison. D’un côté, les consommateurs qui recherchent le prix et qui bougent ainsi le modèle de rentabilité de centaines de métiers. De l’autre côté, des producteurs de services qui ont besoin d’être visibles sur internet pour conquérir des clients. La mondialisation amplifie le phénomène, l’effet duplication vient révolutionner la cartographie du business. Nous sommes face à un enjeu stratégique, qu’on le veuille ou non, soit nous évoluons, soit notre mort économique est programmée. L’adaptation à ce nouveau mode de travail n’est plus une option, c’est devenu une obligation.

Le consumérisme tend au zapping des clients vis-à-vis des fournisseurs, les applications connectées modifient la notion de temps, la quête de liberté professionnelle va réduire la part du salariat et donner une large place aux intervenants freelances Les pessimistes y verront de la destruction d’emploi, les optimistes identifieront des opportunités nouvelles. Prétendre vouloir lutter contre le chômage tant en fermant les yeux sur cette tendance, cela revient à vouloir arrêter une marée montante avec une serpillière. Et si in fine l’ubérisation (qui transforme les liens sociaux parce que nous serons tous des intermittents du travail et des consommateurs avisés) se révélait être une chance pour l’humanité ?

 Laurent Guibert, Directeur-Associé de Kapitalium, à Nice le lundi 25 janvier 2016.

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