Faire barrage au chômage. – Billet Hebdomadaire de Kapitalium.

billet_500_eurosL’emploi ne concerne pas seulement les élus, l’épanouissement individuel par le travail du plus grand nombre de personnes devrait être un sujet concernant une large majorité de citoyens.

Nous constatons une statistique mensuelle et, dans la réalité, nous sommes, en France, par rapport à ce fléau, collectivement, de coupables démissionnaires.

Combien de jeunes et de moins jeunes se retrouvent hors de la société de l’emploi ? N’est-ce pas une énorme erreur humaine que de ne pas permettre à ceux qui veulent créer des richesses ou bien délivrer un service de pouvoir le faire ? L’erreur économique, qui consiste à laisser sur la touche de bons joueurs, ne va-t-elle pas mal finir ? La légitime notion de partage ne nous a-t-elle pas fait perdre de vue que la création (théoriquement quasi-infinie) de fonctions professionnelles participe pleinement en faveur d’une croissance responsable au sein de laquelle la place de l’Homme demeure prépondérante ?

Une fois que ces questions ont été posées, et nous pourrions en ajouter d’autres, quelques propositions mériteraient d’être étudiées :

  • l’interdiction de la monnaie physique aurait un effet bénéfique sur l’économie et l’emploi, l’assainissement du marché qui résulterait d’une telle décision permettrait de réduire le chômage.
  • la pertinence d’une action publique d’orientation de futurs professionnels vers des métiers en rupture semble assez évidente.
  • la redéfinition de la taxation du travail pour inciter les moins courageux (disons le franchement, ils existent!) à revenir vers le monde de l’entreprise…
  • la réforme du Code du Travail français, autant imbuvable qu’indigeste, améliorerait des situations. Par exemple, dans le spectre d’action de Kapitalium, il y a une menuiserie. Elle fonctionne bien, les ouvriers y sont manifestement heureux et épanouis, les clients répondent présents, la PME recherche 15 pros en CDI mais personne ne répond à l’appel. J’indiquais alors au dirigeant l’option de l’apprentissage. Sauf qu’un apprenti, aujourd’hui, peut difficilement intégrer une entreprise de ce type, en raison de la législation sur les machines partant d’un bon sentiment et arrivant sur une absurdité créatrice d’exclusion sociale. Comme si nous interdisions aux jeunes d’apprendre à conduire au prétexte du nombre de morts sur les routes !
  • l’établissement du principe de libération de l’initiative économique positive s’impose. Lors d’une soirée de ce mois de novembre, autour d’une bonne table avec des amis, je constatais qu’une jeune femme, remplie de réelle bonne volonté, diplômée, dotée d’une présentation irréprochable, rencontre des obstacles dans le cadre de son intégration dans le milieu professionnel. Sans jeter l’opprobre sur untel ou untel, je constate une fois encore l’efficacité toute relative des services de Pôle Emploi, devenus administratifs, purement administratifs et seulement administratifs là où il convient d’être humain, technique et créatif (d’emplois réels).

Il existe une anomalie. Nous n’avons pas délivré à nos jeunes, une méthode. Par exemple, beaucoup recherche un « job », voire un CDI pour les plus exigeants, peu viennent se présenter avec un projet, peu viennent rencontrer les chefs d’entreprises avec des questions et la définition de tout ce qu’ils peuvent apporter à une start-up, à une PME, comme à un grand groupe… Passons, il y aurait trop à écrire. Pour être concret, j’ai déposé sur le principal réseau social, une annonce d’emploi à pourvoir immédiatement. Il s’agit de commercialiser une solution de bien-être auprès de professionnels. Je n’ai reçu à ce jour, aucune candidature.

Le côté grognard ne suffit pas. L’offre et la demande ne se rencontrent pas ou plus parce que la dimension humaine du travail a été trop réduite dans notre quotidien où certains courent alors que d’autres sont arrêtés. Certains finissent par recevoir des coups, le système est devenu violent, mis à part quelques petits malins s’y retrouvent, et in fine le coût humain et financier atteint des sommets au point que la situation devient irrespirable.

Moi, Président… Non, je plaisante. Moi, petit chef d’entreprise, je propose la création d’un service gratuit. A l’heure des selfies, des technos comme ils disent, je propose que ceux qui veulent bosser déposent un pitch d’une minute exposant leur projet personnel et comment ils voient leur projet personnel s’intégrer dans un collectif nommé « entreprise ». Je propose que les entrepreneurs, consacrent 30 minutes par semaine, à écouter une vingtaine de présentations. Et nous ferons le bilan, et vous verrez, je vous en fais le pari, que le bilan de ce mouvement social (au sens noble du terme) sera bien meilleur qu’on ne veut bien le laisser penser au cœur d’une élite déconnectée des réalités quotidiennes….

Nous n’avons pas tout essayé contre le chômage, c’est vraiment dommage.

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le lundi 30 novembre 2015.

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