Travailler autrement.– Billet Hebdomadaire de Kapitalium.

billet_500_eurosDonner du sens à sa vie, agir, apprendre à dépasser sa peur, ne pas hésiter à briser les chaînes qui nous empêchent d’avancer, se fixer des objectifs, ne pas se limiter aux convenances imposées par une soit disant élite, oser risquer l’erreur, vivre tout simplement. Qu’ai-je fait professionnellement avant Kapitalium ? J’ai appris. D’abord, dans des grandes banques. Ensuite, auprès d’un introducteur en bourse, un pionnier visionnaire, Louis Thannberger. Puis seul avec mes clients et partenaires. Et maintenant avec de formidables associés.

Je suis à une étape de ma vie où, sans pouvoir prétendre « savoir », je crois pouvoir aider des jeunes en les éclairant sur le futur du fait de mon passé, original. D’abord, soyez vous-même, authentique. Intégrez le fait majeur de notre société : le travail n’a pas le même sens en 2015 qu’auparavant, il revêt une autre forme.

La relation de l’humain au travail change. Il n’y a pas si longtemps, les salariés commençaient leur carrière dans une entreprise et ils y passaient une grande partie de leur vie. Ils appartenaient à la firme, physiquement et mentalement. De plus en plus de travailleurs œuvrent en dehors de leur entreprise : télétravail à domicile, dans le train, via des séances de visioconférences, en déplacement chez des clients, etc, etc…

Ces modifications organisationnelles modifient le rapport au métier, le lien social et même la conciliation voire l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle. La productivité peut être améliorée : moins de perte de temps et de fatigue liées aux transport, sans oublier les coûts des loyers des bureaux réduits. L’attachement à une société ou à une équipe est fortement impacté, le management n’a plus le même visage, les carrières deviennent elles-mêmes « nomades », le réseau est plus externe qu’interne à l’entreprise, nous sommes de plus en plus loin des groupes d’employés qui portent la même tenue, la pointeuse est vouée à disparaître… encore que certains mettent en place des outils de géolocalisation pour savoir à tout moment où se trouvent leurs subalternes. Le temps de travail a tendance à s’individualiser même s’il est faux de croire en la liberté absolue du travailleur hyper connecté.

La « révolution » est en marche : des chaînes hôtelières proposent des espaces dédiés aux travailleurs nomades, des cafés offrent différentes options aux « sans bureau fixe » (table de travail, prise de courant, connexion wifi). Demain, sur de sympathiques plages, nous trouveront probablement des startuppers en train de créer des concepts d’avenir. Dans ma propre expérience de créateur d’entreprise, j’observe que mes associés éprouvent néanmoins le besoin de faire un rapport sur leur journée d’actions : le stress d’arriver en retard semble remplacé par celui de ne pas être reconnu parce qu’éloigné de l’épicentre de l’action de l’entreprise !

La démocratisation de l’usage des nouvelles technologies a introduit de multiples mobilités au sein des entreprises. Alors que Le Mans, Vendôme, Arras, Reims se situent à moins d’une heure de Paris, 10% des salariés ne se déplacent même plus. L’employeur ou le client peuvent se situer loin de la zone de production du service sans aucun impact majeur sur la qualité du travail.

Est-ce pour autant un progrès ? Pour qui ? Imaginez, plus de lycée, ni même d’université mais des jeunes chez eux devant des cours livrés par des enseignants via des ordinateurs. Je stoppe là ma démonstration parce que l’impact social est énorme et m’apparait avoir été sous-estimé. Au revoir l’engueulade avec le collègue et la pause café, bonjour à une autre vie, plus libre. La liberté n’a pas de prix, elle a une valeur et aussi, paradoxe, des contraintes en terme de responsabilités.

Je veux vous dire que tous nos parcours individuels passent par les tripes. Nous sommes tous capables de réaliser de belles et grandes œuvres. Alors, je termine ce billet en citant Mark Twain : « Dans 20 ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’as pas faites que par celles que tu as faites. Alors, sors des sentiers battus. Mets les voiles. Explore. Rêve. Découvre ».

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le lundi 2 novembre 2015.

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