L’économie de la FRANCE victime du conservatisme. – Billet hebdomadaire de Kapitalium

billet_500_eurosLes économies sont vivantes, leurs évolutions respectives sont déterminantes et elles conditionnent l’avenir, bon ou mauvais.

Sur le plan humain, j’ai connu la période du règne des ingénieurs dans les sociétés, puis les commerciaux ont pris le pouvoir, aujourd’hui les financiers dirigent tout ou presque. Demain, une autre ère verra probablement d’autres acteurs dominer le monde du business, c’est la loi de la nature, celle du plus fort.

La France a raté l’ère de la Finance, où les échanges plus rapides nécessitent davantage de flexibilités. Le droit du travail, plus de 3800 pages dans l’hexagone, seulement 60 chez les Helvètes, devient ingérable, à moins d’avoir les moyens d’être doté d’une armée de juristes. L’excès de normes asphyxie les initiatives individuelles. La formation générale, déconnectée des réalités de l’entreprise, parce que les enseignants ne connaissent vraiment pas les contraintes économiques et sociales des PME, ne satisfait pas complétement les forces vives mais personne ne veut entendre les critiques constructives, il faut soit disant protéger les nantis et les assistés. Le statut des fonctionnaires, pourtant revu dans plusieurs pays européens, bloque les mutations positives.

Et puis, la Finance. Enfermée dans des dogmes et des objectifs purement spéculatifs, éloignée du terrain, assise alors qu’elle devrait être debout, à longue distance de la route du bon sens, indispensable pour faire tourner les engrenages économiques mais détestée parce qu’elle ne veut pas s’adapter aux autres, elle ressemble de plus en plus à un cobra qui veut avaler une proie trop grosse pour lui et qui finit par étouffer, mort de sa gourmandise. La Finance sans l’économie industrielle n’a aucune raison d’être. Les talents quittent la France parce que le système leur demande de bien vouloir faire un 100 mètres en moins de 10 secondes avec cinq voire, parfois, dix boulets aux pieds.

C’est la raison pour laquelle les beaux projets entrepreneuriaux doivent être mieux accompagnés. Nous devons dépasser nos préjugés : le Luxembourg n’a t-il pas les pauvres les plus riches d’Europe ? Un petit emploi en Allemagne ne vaut-il pas mieux que le chômage de longue durée en France ? Les jeunes retraités ne peuvent-ils pas avoir un rôle social de transmission de leurs expériences et de leurs savoirs ? L’innovation d’usage ne mérite-t-elle pas d’être régulièrement intégrée dans nos actions en R&D ? Le rachat temporaire d’actifs, porté en France par le génial René HANS, ne constitue-t-il pas un outil technico-économique à développer ? Le domaine maritime français n’est-il pas mieux exploitable pour conserver notre planète en bon état et nous assurer une croissance pérenne? Nous aurions mille et une questions à poser, à débattre puis presque autant de solutions à mettre en œuvre si nous ne nous étions pas collectivement endormis sur les acquis d’une histoire exceptionnellement riche.

N’oubliez jamais qu’un imbécile qui marche va toujours plus loin qu’un intellectuel assis. Imaginer et toujours vouloir, voilà l’une des devises qui a permis à Fabrice GRINDA de réussir rapidement… à l’étranger.

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le lundi 31 août 2015.

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