Dédiabolisation ! – Billet hebdomadaire de Kapitalium.

billet_500_eurosIl y a quelques jours, EY (Ernst&Young) a décerné le prix mondial de l’entrepreneur de l’année à Mohed Altrad. C’est la première fois que ce titre revient à un français ! Cette récompense a eu quelques retombées médiatiques, dans la presse et à la télévision. Le journal télévisé de France 2 a consacré quelques minutes à cette nouvelle en retraçant son brillant parcours et son humilité. Lors de la remise de son prix, il a affirmé : «Ce n’est pas Mohed Altrad qui a gagné, mais la France, ce merveilleux pays que je respecte tant».

Le portrait de ce chef d’entreprise est un modèle : brillant lycéen à Alep en Syrie, il décroche une bourse pour étudier en France où il obtient notamment un doctorat en informatique. Il part quatre ans à Abu Dhabi puis revient en France où il fonde avec un associé une entreprise informatique qu’ils vendront à Matra. Avec cet argent, il rachète dans l’Hérault, en 1985, une PME en faillite, spécialisée dans les échafaudages. C’est ainsi que va naître le Groupe Altrad, à coup d’acquisitions, fusions et créations d’entreprises, en Europe et dans le monde.

Aujourd’hui, le siège de cette multinationale qui emploie 17000 salariés est toujours basé à Montpellier, sa ville d’adoption, où il a fait ses études. Les équipements fabriqués par Altrad -échafaudages, bétonnières, brouettes…- sont produits dans 17 usines réparties dans 12 pays.

Le parcours et la réussite professionnelle de cet homme sont remarquables et devraient servir d’exemple. C’est l’illustration de ce qui peut marcher dans notre pays : l’assimilation, un système scolaire qui permet des succès entrepreneuriaux, en France.

Au cours des derniers mois, j’ai rencontré plusieurs chefs d’entreprise, dans différents domaines et de différentes tailles (TPE, PME, Groupe). Les parcours ne sont pas les mêmes, d’aucuns sont multi-diplômés, d’autres autodidactes mais tous ont en commun le même esprit d’entreprise et se battent pour réussir, pour eux bien sûr mais surtout pour leurs employés. J’ai été agréablement surpris de voir les rapports qu’entretiennent ces « patrons » avec leurs « employés ». Ils les connaissent tous, par leur prénom, connaissent les tâches qu’ils doivent exécuter, les machines sur lesquelles ils travaillent, sont capables de mettre les mains dans le cambouis quand cela est nécessaire.

Loin des clichés véhiculés par les syndicats et relayés par les médias, ces dirigeants se battent, tous les jours, pour la création de richesses, la création d’emplois ou a minima leur sauvegarde. Ils ne vivent pas dans des tours d’ivoire, ils sont au contact, en permanence, avec les réalités et les préoccupations du quotidien. Ces travailleurs ne connaissent pas les 35 heures, on peut rarement leur souhaiter « bon week-end » le vendredi soir ! Ces personnes courageuses, de grande valeur, mériteraient d’être mises en avant, sous le feu des projecteurs. Il est profondément injuste qu’elles soient associées à l’image négative, péjorative des « gros patrons » souvent donnée à la télévision. Ces chefs d’entreprise ne sont pas des diables, ils sont nécessaires, indispensables, pour notre pays. Nous devons les respecter, les aider, les aimer.

Messieurs les entrepreneurs, je vous aime !

i-love-my-boss

Nicolas VAS, Directeur Administratif de Kapitalium, à Nice, le lundi 15 juin 2015.

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