Quelques clés pour réussir. – Billet hebdomadaire de Kapitalium.

billet_500_eurosNous, entrepreneurs, voulons tous gagner. Mais suffit-il de vouloir pour pouvoir ? Malheureusement, non. Je retiens quelques options, issues de ma propre pratique mais aussi de mon observation de certains décideurs performants pour favoriser les conditions de la croissance de leur société.

  1. Dépenser-investir en comptant euro par euro. Il n’est pas prouvé que rouler en voiture de luxe ou bien exposer des « signes extérieures de richesses » dans son bureau soient des comportements qui permettent de gagner des parts de marché. Un business-model à l’économie aura toujours une plus forte capacité à résister aux chocs qu’un système consommateur de cash.
  2. Se concentrer sur l’essentiel. J’ai vu beaucoup de dirigeants trop se disperser, ceux qui parviennent à leurs objectifs sont souvent plus sages qu’aventuriers même si un créateur doit avoir le sens du risque et de la créativité, il doit conserver à tout instant le sens de la maîtrise, la place du jeu doit demeurer marginale dans une PME.
  3. Bien s’entourer tant en interne qu’en externe. Selon moi, le capital humain constitue le premier facteur de création de richesses pour une PME. La qualité respective d’un comptable, d’un conseil, d’un banquier et de tous les maillons de la chaîne des compétences reste fondamentale, vos clients et même vos compétiteurs n’hésiteront pas à exploiter l’une de vos faiblesses. Un junior motivé, loyal et curieux sera toujours plus précieux qu’un diplômé négatif, égoïste et prétentieux. L’école de la vie est une grande école, certainement la plus prestigieuse de toutes quand on sait bien l’exploiter.
  4. Entretenir un rapport sain avec l’argent. Il convient de savoir dire NON, d’admettre que tout n’est pas réalisable et de bien définir le champ des possibles. La culture du résultat certes, mais pas n’importe comment.
  5. Pour ne pas déraper, même si la pédale d’accélérateur est souvent agréable à utiliser, par moment, mieux vaut garder le contrôle, savoir ralentir voire mettre un coup de frein suffisament tôt pour bien aborder les virages stratégiques puis mieux repartir.
  6. Admettre que l’entreprise appartient d’abord à ses clients, c’est eux qui sont au coeur des préoccupations quotidiennes d’une PME.
  7. Pratiquer l’écoute attentive, accepter les critiques constructives d’où qu’elles viennent, être en mode collectif en permanence.
  8. Evaluer et accepter l’éventualité de l’échec. Dès que nous agissons, l’erreur potentielle pointe le bout de son nez, il arrive même aux perfectionnistes de se tromper.
  9. Etre discipliné et organisé. La liberté a un prix. In facto, contrairement aux idées reçues, un dirigeant est bien plus contraint qu’un salarié.
  10. Avoir confiance en soi, en ses associés et en ses collaborateurs. Le mélange de volonté et de conviction (à ne pas confondre avec l’entêtement) permet de réaliser de belles choses, et parfois même de se surpasser.
  11. Entretenir une passion raisonnée. Aimer son travail, c’est une condition sine qua non du succès entrepreneurial mais il convient aussi de savoir prendre un peu de recul et réfléchir régulièrement sur les choix faits ou restants à faire.
  12. Entretenir une forme permanente de capacité d’anticipation. La vie d’une entreprise ressemble à une aventure par épisode, il y a les bons et les mauvais jours, les cigales sont belles en été mais chacun sait que, dans les affaires, l’automne et l’hiver existent.
  13. Soigner la communication interne et externe. Les clients, les fournisseurs, le personnel sont des êtres humains qui méritent la meilleure attention.
  14. Veiller à s’arrêter sur les solutions et non pas sur les problèmes. La capacité d’adaptation différencie naturellement les leaders des suiveurs.
  15. Ne jamais oublier de valoriser celles et ceux qui, de part leur travail, méritent d’être distingués. Un patron doit savoir faire preuve de reconnaissance, ne serait-ce que pour mobiliser le plus grand nombre autour d’un projet et d’objectifs collectifs.

Les chefs d’entreprises ne sont que des êtres humains, avec les qualités qui font d’eux des individus exceptionnels mais aussi avec des points à améliorer. Les ingrédients pour la réussite existent, je viens d’en citer quelques-uns mais la recette universelle, elle, demeure inconnue, dans le cas contraire, cela fait longtemps que nous l’appliquerions tous. Je termine ce billet par une confidence personnelle : ancien cadre bancaire, en devenant « animateur d’un groupe de consultants associés », j’ai beaucoup perdu en confort et en temps libre, mais j’ai beaucoup gagné en qualité de vie, je ne regrette vraiment pas d’avoir tenté de créer une activité même si cela demande beaucoup d’efforts et de sacrifices. Entreprendre, cela revient à remplir sa vie, à apprendre en permanence, à progresser, c’est dur mais que c’est beau, quel bonheur !

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le lundi 11 mai 2015.

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