Solutions ou pollutions administratives, vivre ou mourir, il faut choisir. – Billet hebdomadaire de Kapitalium.

Lbillet_500_eurosa fête de Pâques me conduit à présenter le rêve d’un adulte idéaliste impliqué professionnellement dans l’économie.

A l’heure du printemps français, apparaissent des signaux encourageants pour nos entreprises certainement liés à la baisse du coût du pétrole ainsi qu’à l’évolution récente de la parité euro-dollar. Inutile d’être prix Nobel d’économie pour comprendre que lorsque les prix de production et de vente baissent mécaniquement et de manière relative, le volume des ventes augmente, tant sur le marché domestique qu’à l’export.

Mais, il existe quelques freins :

  • le chômage et les inégalités pèsent lourdement sur le moral des ménages et donc sur la consommation,
  • le marché du travail est bloqué en raison du poids effrayant de son cadre légal qui rigidifie les relations sociales,
  • il n’est pas simple de maîtriser la dépense publique en terme de charges de fonctionnement dans un pays où la population est habituée à un haut niveau de protection,
  • la notion d’investissements stratégiques d’Etat demeure délicate à déterminer dans un contexte de désengagement global des structures administratives,
  • l’organisation de règles équitables de concurrence peine à voir le jour (par exemple, parités monétaires, différence de niveaux d’actions sociales ou encore respect de normes environnementales internationales),
  • notre outil de production est réduit consécutivement à quarante années de déficit de culture entrepreneuriale et donc de désindustrialisation.

 Deux constats aggravants viennent amplifier ces points bloquants :

  • l’épargne des ménages vers le financement des PME créatrices de richesses et d’emplois est extrêmement faible,
  • l’investissement des ménages dans l’immobilier reste limité en raison des prix stratosphériques du secteur en comparaison avec d’autres pays.

Une fois ce décor posé, deux solutions émergent. Une relance par le pouvoir d’achat mais, en raison de la désindustrialisation, celle-ci profiterait principalement aux importations de produits low cost. Cette option amplifierait davantage la dette publique et donc asphyxierait le dynamisme potentiel de notre économie à cause des impôts indispensables à collecter pour couvrir les dépenses liées à ce plan. A contrario, une relance par l’investissement des PME (ce qui nécessite de financer en haut et bas de bilan nos entreprises par un système bancaire réorienté vers l’économie réelle), déclencherait une série de rouages positifs pour le collectif. Cette stratégie livrerait aux PME une productivité relative retrouvée et donc de nouveaux marchés, puis une meilleure visibilité de l’avenir qui précèderait une reprise des recrutements et donc une diminution des charges sociales liées au mauvais rapport actifs-inactifs. La condition sine qua non d’une reprise économique durable, et non pas conjoncturelle, passe par le volume des investissements des PME, ce plan se révèle, plus que jamais, indispensable et urgent, encore faut-il savoir ce qu’est une entreprise pour pouvoir lui donner les moyens d’investir. Au menu d’un plan de reprise, oublier de créer un véritable véhicule de financement populaire des PME, cela correspondrait à prétendre aller faire des courses sans porte-monnaie, ni carte bleue, option ridicule, comme tous les œufs pourris pondus par des énarques qui tuent l’entreprise parce qu’ils ne le connaissent pas.

Si ce message peut être porté vers les hautes sphères décisionnelles de notre zone économique, s’il peut être écouté, entendu et compris, nous avons toutes les raisons d’avoir confiance en l’avenir. Nous disposons de véritables pépites dans notre réseau de PME, il convient de les identifier, de bien analyser leurs forces, de savoir exploiter ce potentiel pour en profiter un maximum parce que n’oublions pas que l’économie doit rester au service de l’individu. Pour schématiser et conclure, nous avons la solution devant nous, il suffit de bien vouloir s’éloigner de dogmes passéistes et d’accepter de devenir un peu intelligent, un peu plus courageux et strictement pragmatique.

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le lundi 6 avril 2015.

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