Eco-fiction, non, révolution. Billet hebdomadaire de Kapitalium.

billet_500_eurosLa croissance ininterrompue de pays émergents depuis une trentaine d’années provoque une nouvelle répartition du pouvoir économique dans le monde. Les investissements massifs en R&D, l’acquisition de technologies, la financiarisation accompagnée de l’instrumentalisation de l’outil « monnaie » entraînent des impacts économiques (et certainement politiques) majeurs. L’un d’eux réside en la reconsidération de la place de l’Homme en qualité d’agent économique.

D’un côté, des matériaux performants, des technologies ultrasophistiquées, des intelligences artificielles en progrès exponentiels, des robots qui dépassent largement les performances humaines. De l’autre côté, des Hommes pourvus de capacités naturelles, intellectuelles, physiques et morales, limitées, plus ou moins, mais limitées quand même sauf en terme de sensibilité.

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Des centaines de millions d’emplois vont donc disparaître rapidement. Les logiciels livrent de plus en plus de conseils et d’informations, les bornes commencent à se substituer aux caissiers, de longues chaînes d’appareils de découpes préparent les morceaux de produits alimentaires, les échanges d’emails allègent la sacoche de nos facteurs, l’imprimante 3D peut fabriquer une maison, les sites internet vont anéantir les agences immobilières et leurs négociateurs, certaines applications remplacent le guide touristique, les plateformes de rencontres seront inscrites dans la mémoire des couples en lieu et place des bals de villages et des bancs de facultés. C’est souvent moins « fun », mais, que nous le voulions ou non, ces petites mutations insidieuses modifient nos actions quotidiennes. La place de l’humain sera différente, sans jouer à Madame Irma, je fais le pari que nous saurons nous occuper autrement. Le travail ne sera peut-être plus une nécessité, il sera devenu un plaisir, notre notion du temps (et de sa gestion) sera elle aussi certainement différente à celle que nous connaissons aujourd’hui.

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L’incertitude du futur proche, constitue une compréhensible angoisse pour les plus faibles d’entre nous, elle doit néanmoins être utilisée comme source de motivation et moteur de créativité. En économie, nous devons développer dès maintenant nos réflexions prospectives. Les options stratégiques sont multiples, les scénarios aussi. Les entrepreneurs et les investisseurs n’ont pas d’autre choix que d’aller vite même si la visibilité est réduite, nous vivons donc une aventure passionnante et exigeante qui nous rappelle la fragilité et les incertitudes de la vie.

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le lundi 30 mars 2015.

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