Consultant, du capital humain et rien d’autre. Billet hebdomadaire de Kapitalium.

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La considération humaine, dans toutes ses dimensions, représente la base du métier d’un consultant chez Kapitalium et dans beaucoup d’autres structures orientées vers les PME.

  • La première qualité d’un professionnel du Conseil est certainement celle qui consiste à prendre du plaisir en oeuvrant au service de sympathiques et pertinents entrepreneurs. L’authenticité de notre relation avec un chef d’entreprise nous permet de mieux le connaître, de le comprendre et de l’aider. Quand un dirigeant de PME ou son conseil se révèle autosuffisant, extrêmement individualiste, prétentieux, peu à l’écoute, la mission d’accompagnement ne peut pas avoir lieu ou bien elle ne peut plus se poursuivre.
  • La seconde qualité réside dans la loyauté. Celle vis-à-vis du client, de l’équipe mais aussi envers un analyste ou bien un directeur d’investissement. Nous revendiquons le droit à l’erreur mais nous avons l’obligation morale de transmettre des informations conformes au réel. A aucun moment, un consultant ne peut violer sa propre conviction, il n’est ni un acteur, ni un joueur. Le devoir de conseil passe avant tout autre chose, ensuite, celui qui reçoit une recommandation qualifiée en fait l’usage qu’il veut et il assume pleinement ses choix.
  • Un professionnel du financement des PME a l’obligation de dépasser l’aspect purement technique de son intervention et de mettre en fonction « ON » sa capacité d’écoute et d’initiative. Nous ne devons jamais oublier que nous avons la chance de rencontrer des hommes qui ont la force et la volonté de créer, à partir du moment où nous acceptons une mission, même si elle s’avère plus difficile que prévue, toutes les pistes appartenant au champ du possible méritent d’être explorées.
  • L’exercice de manière continue de ce métier impose une quatrième qualité. Nous devons savoir faire abstraction de nos préjugés. Souvent, la découverte de l’autre constitue un enrichissement intellectuel tellement fort qu’il permet, en raison de la vision transversale propre à l’intervenant externe, de proposer la stratégie qui permettra d’atteindre l’objectif dans de bonnes conditions. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, je crains le formatage de certains esprits, fraîchement diplômés de grandes écoles. Ils valident des cases comme pourraient le faire des robots, ils ne laissent pas assez de place à l’originalité, ils se perdent dans des préceptes scolaires ; étant principalement passionnés par leur salaire et par leur trajectoire de carrière, ils sont rarement passionnants. Se poser les bonnes questions est un minimum requis pour délivrer les meilleures réponses. La profession de chef d’entreprise, ou bien celle qui consiste à l’accompagner, ne s’apprend pas sur les bancs d’une université ou d’une école, aussi prestigieuse soit-elle. Nous portons en nous ou pas la culture de l’entrepreneuriat, par la suite l’expérience renforce la capacité innée à être un individu qui se démarque par un talent rare : savoir transformer et monétiser ses idées. Tout le monde a des idées, le plus délicat revient à savoir les mettre en application. Volontairement, je vais poser un exemple qui peut paraître ridicule mais qui illustre concrètement le propos théorique. Je prétends, et je ne pense pas être le seul dans ce cas, que l’aspirateur à brouillard faciliterait la vie de nombreux automobilistes. A partir de ce constat, deux options me paraissent possibles : savoir le créer et le commercialiser ou alors admettre que la création puis la vente et l’utilisation de ce produit innovant sont bien plus complexes que l’idée jusqu’au point d’accepter d’enterrer ce projet.

En conclusion, la technique s’apprend, il suffit d’un peu de temps, de logique et de curiosité. Ecrire un mémorandum ou un business-plan puis le transmettre à un annuaire d’investisseurs est à la portée de tous. Pouvoir bien rédiger la présentation d’une entreprise, tant sur le fond que sur la forme, pouvoir argumenter à partir de ces documents d’audit, c’est une mission d’un tout autre niveau. En fait, il y a quelques mots clés à retenir pour exercer cette profession : savoir-être, honnêteté, faculté d’adaptation, vision stratégique issue d’une forme de curiosité, flexibilité, endurance, résistance à la frustration. Vu de loin tout cela paraît facile, pourtant, sur les chantiers du Conseil, on compte les disparus : ils avaient oublié que pour recevoir beaucoup, il faut d’abord savoir donner un peu.

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le lundi 23 mars 2015.

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