J’ai une amie : la finance. – Billet hebdomadaire de Kapitalium.

billet_500_eurosJ’aime les riches. Entre janvier et juin 2014, selon l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC), les investissements réalisés au capital d’entreprises de l’hexagone représentent 3,6 milliards d’euros.

Depuis 2005, chaque année, en moyenne, nos sociétés reçoivent des plus fortunés, en haut de bilan, pas moins de 10,2 milliards d’euros. 895 entreprises sont détenues par un fonds d’investissement. Le rôle, dans notre économie, des fonds de capital-risque, des structures de capital-développement, des fonds de pension, les fonds souverains, des holdings ISF, des family-office et des business-angels est prépondérant.

Dans le monde, début 2015, les fonds de toutes catégories disposent de 750 milliards de dollars de réserves disponibles à l’investissement. Les liquidités sont abondantes en raison d’un marché obligataire aux taux historiquement attractifs.

Etant donné que, sur les marchés des capitaux, les intérêts sont nuls, la prime de risque (notamment sur la participation au capital de PME à haut potentiel de croissance) est très intéressante. Risque relatif puisque nous savons que même lors des pires millésimes (2008 et 2009), liés à la conjoncture macro-économique mondiale, les performances ont préservé le capital des investisseurs institutionnels. Les nombreux Cassandre qui prédisaient la mort du capital-investissement ont commis une faute analytique majeure.

Je regrette même que le volume global des moyens financiers orientés vers les fonds propres des PME ne soit pas encore plus élevé. Une évolution à la hausse de l’investissement constitue la condition sine qua non à la création d’emplois marchands et donc à la baisse du chômage.

Nous devons accroître, par des réformes structurelles, les capacités d’investissement des CSP+++ au profit de nos petites entreprises. Une forte impulsion entrepreneuriale ferait de l’Europe et donc de la France, une zone où la plupart des actifs aurait une place dans une société redevenue, par nature, apaisée.

Toutes les voies n’ont pas été explorées : l’habitat intelligent, la meilleure gestion des déchets, le commerce éthique, les nouveaux moyens de transport ou, autre exemple, l’intégration de nouvelles technologies au bénéfice du progrès médical, demeurent des pistes d’innovation où la créativité humaine peut évidement apporter encore des belles réalisations.

Les moyens financiers ne font pas défaut, l’intelligence non plus, les volontés individuelles sont bien présentes et clairement identifiées, c’est certainement  le mélange de ces « aliments économiques » qui n’a pas toujours bien pris, faute de cohérence collective. L’apport d’une mentalité positive, où le racisme anti-riches n’a pas lieu d’être, donnera naissance à une ère nouvelle, celle où il est vivement recommandé de (ré)concilier l’homme et l’argent, tout simplement parce que l’un ne va pas sans l’autre et inversement.

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le lundi 16 février 2015.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s