L’économie autrement ! Billet spécial de Kapitalium.

b91_0514aDe mémoire, jamais un début d’année n’a autant été source de questionnement. Et pourtant certains comportements responsables livrent un lot infini d’espoirs et offrent une place significative à l’optimisme. Par exemple, la crise de 2008 a probablement généré un effet bénéfique, nous commençons à consommer autrement. Le troc, les achats alimentaires dans des fermes, le covoiturage et le partage de parking se développent. L’économie sociale et solidaire emploie en France près de trois millions de salariés.

Au même titre qu’il existe une exception culturelle, les PME qui valorisent le capital humain méritent d’être reconnues et de bénéficier de dispositifs remarquables. Pour elles, nous pourrions prendre quelques décisions pertinentes :

  • La création d’une agence nationale de notation sociale, au même titre que la BDF est chargée de la cotation économique des entreprises.
  • Pour les TPE/PME titulaires du « label social », des réductions de taux sur la Contribution Foncière des Entreprises et sur l’Impôt sur les sociétés. Un système de bonus/malus serait certainement efficace.
  • Pour les TPE/PME « citoyennes », un accès réservé sur 50% des marchés publics.
  • La mobilisation de 1% de l’encours de l’assurance-vie (1500 milliards d’euros) dans un fonds souverain dédié aux start-up. Notons que cette décision ne coûterait rien à l’Etat, elle serait à l’origine de 15 milliards d’euros au profit d’entreprises locales.
  • L’incitation, pour les villes de plus de 100.000 habitants, à créer une « rue des start-up », chaque lieu serait destiné à héberger des TPE avec des services adaptés aux besoins de ces petites structures à haut potentiel de croissance. Des synergies pourraient voir le jour et favoriser l’émergence d’Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI).

Il convient de savoir qu’un petit pays de 8 millions d’habitants et âgé d’à peine plus de 60 ans dispose de 63 sociétés cotées au Nasdaq (deuxième rang mondial derrière les USA), il s’agit de l’Etat d’Israël. Preuve que le soutien aux forces vives constitue une action payante tant économiquement que socialement.

La société évolue, hier un jeune envoyait un CV pour demander et trouver un poste salarié, demain il devra plus souvent créer son propre emploi pour se réaliser pleinement et s’épanouir au travail. Nos besoins d’accomplissement et de reconnaissance doivent nous servir à donner un sens à nos vies professionnelles, et l’entreprise a tout à gagner à se recentrer vers l’Homme. Et nous terminerons ce billet en écrivant que ceux qui pensent que c’est impossible d’adapter notre modèle économique au rythme humain sont priés de ne pas déranger ceux qui essayent.

Laurent GUIBERT, Directeur Général de Kapitalium, à Nice, le jeudi 22 janvier 2015

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